FAQ

Ai-je besoin d'un téléphone particulier ?

Oui : Égide fonctionne exclusivement sur un Google Pixel sous GrapheneOS, en mode Device Owner. C'est le seul matériel dont la puce de sécurité et le démarrage vérifié atteignent le niveau requis. Les modèles retenus sont les téléphones à partir du Pixel 7 : Pixel 7, 7 Pro et 7a, Pixel 8, 8 Pro et 8a, Pixel 9, 9 Pro, 9 Pro XL, 9 Pro Fold et 9a, Pixel 10, 10 Pro, 10 Pro XL, 10 Pro Fold et 10a, ainsi que le Pixel Fold. Les tablettes sont exclues : Égide a besoin d'un téléphone. La liste complète des appareils pris en charge par GrapheneOS est publiée sur grapheneos.org/faq#supported-devices. L'assistant vous guide de bout en bout, y compris pour l'installation de GrapheneOS.

Comment obtenir Égide ?

Gratuitement et sans passer par nous. Il n'y a ni boutique ni demande d'accès : vous ouvrez l'assistant d'installation, vous branchez un Pixel compatible, il fait le reste. Nous ne demandons ni nom, ni adresse, ni pièce d'identité. Il n'y a aucun compte à créer. Installer l'application

Qu'est-ce qui est gratuit, exactement ?

L'installation et toutes les protections qui se déclenchent depuis l'appareil lui-même : essais de code répétés, verrouillage prolongé, anti-altération, choix du mode d'effacement, camouflage, mises à jour de sécurité. Elles n'ont pas d'échéance. Ce qui est payant, ce sont l'effacement à distance et l'effacement si le téléphone est coupé du réseau. Le détail des deux

Le logiciel peut-il planter ou effacer mon téléphone par erreur pendant ce test ?

C'est un risque réel : Égide est encore en développement actif et n'a pas la maturité d'un produit commercialisé. Il est fourni « en l'état », sans garantie, aux risques du testeur, voir l'état actuel en tête des conditions d'utilisation pour la portée exacte de cette limitation.

Conservez-vous des journaux de connexion (adresse IP, etc.) ?

Non. Ni notre serveur web ni notre application ne sont configurés pour écrire un journal d'accès : aucune adresse IP, aucune URL visitée, aucun horodatage de visite n'est conservé par le site. Notre hébergeur, lui, exploite le réseau et la machine : ses propres journaux ne dépendent pas de nous. Voir la politique de confidentialité.

Comment savoir qu'Égide n'est pas un mouchard, comme certains « téléphones sécurisés » piégés ?

Le doute est sain : l'histoire lui donne raison. Plusieurs téléphones vendus comme « sécurisés » se sont révélés être exactement l'inverse. Le réseau ANOM, démantelé en 2021 (opération Trojan Shield), était en réalité monté par le FBI : chaque message était recopié à la police à l'insu de ceux qui s'en servaient. Phantom Secure avant lui, puis EncroChat en 2020 et Sky ECC en 2021, étaient des systèmes propriétaires fermés, percés ou piégés parce que personne, en dehors du vendeur, ne pouvait voir ce qu'ils faisaient vraiment.

Le point commun de ces affaires n'est pas technique, il est humain : dans chaque cas, il fallait croire le vendeur sur parole. C'est le réflexe que tout le monde a. et c'est précisément celui que ces dispositifs ont exploité. Une promesse de sécurité qu'on ne peut pas vérifier ne vaut rien, aussi rassurante soit-elle. Le principe d'Égide est l'inverse : ne nous croyez pas, vérifiez.

Concrètement, Égide s'installe sur un Google Pixel ordinaire sous GrapheneOS, un système ouvert et audité par des tiers indépendants, non sur du matériel propriétaire fermé. Surtout, vous pouvez l'examiner vous-même en « boîte noire » : observer, avec les outils de votre choix, chaque requête réseau qu'il émet, quand et vers où.

C'est aussi ainsi qu'on débusque une porte dérobée. Une porte dérobée a besoin d'écouter : un logiciel espion ouvre en général un « port » qui attend une connexion entrante pour recevoir des ordres, qu'un simple scan réseau révélerait. Égide n'écoute rien. Il n'accepte aucune connexion entrante ; il ne fait que des appels sortants, que vous pouvez tous voir.

Ce que vous observerez : en usage normal, Égide interroge son canal de mise à jour environ une fois par jour, rien d'autre. Si vous activez l'effacement à distance, il interroge en plus une adresse Tor (.onion) dédiée, générée à l'installation et propre à votre seul appareil, jamais reliée à votre identité côté EndlessLock, où un appareil n'est désigné que par un identifiant opaque, sans nom ni compte de connexion. Le même canal de mise à jour rapporte l'état de votre crédit premium, ce qui explique cet aller-retour quotidien. Si vous n'activez pas l'effacement à distance, aucune requête vers cette adresse dédiée n'est envoyée. Rien de tout cela ne repose sur notre parole : tout est observable.

Depuis, une partie de la réponse ne demande même plus d'observer : elle se lit. Le cœur d'Égide, celui qui décide d'un effacement et qui décrit chaque requête que l'application peut émettre, est publié, avec les tests qui le verrouillent. Ce qui reste fermé est la mécanique d'exécution. Le dépôt en déclare la liste complète.

Le code d'Égide est-il public ?

En partie. Nous préférons le dire ainsi plutôt que de nous réclamer du « logiciel libre ». Ce qui est publié, c'est ce qui décide : les règles qui déclenchent un effacement, chaque requête réseau que l'application peut émettre, la cryptographie de l'identité d'appareil et les tests qui verrouillent tout cela. C'est ce qu'il faut pour répondre à la question « est-ce que cette application m'espionne et peut-elle être retournée contre moi ? ».

Ce qui n'est pas publié, c'est la mécanique d'exécution : comment l'effacement est réalisé, comment Égide obtient ses pleins pouvoirs sur le téléphone, comment il résiste aux tentatives de désinstallation. Ces parties-là ne renseignent pas un lecteur honnête ; elles renseignent un voleur. Le dépôt déclare malgré tout la liste exhaustive des opérations que cette partie fermée peut exécuter, pour que vous sachiez ce qui existe. Le détail est sur la page Sécurité.

Faut-il être un·e expert·e ?

Non. Chaque étape est guidée depuis votre navigateur. Si vous savez brancher un câble USB, vous savez installer Égide.

Est-ce qu'on voit Égide sur le téléphone ?

Par défaut, oui : Égide a son icône comme n'importe quelle application. Vous pouvez ensuite activer le camouflage depuis ses réglages : Égide quitte alors la liste des applications, où un utilitaire ordinaire, qui fonctionne de manière totalement autonome, prend sa place. L'interface d'Égide se rouvre en y saisissant le code d'ouverture que vous aurez choisi ; les protections, elles, n'ont jamais cessé de tourner. Ce code ne nous parvient jamais : si vous le perdez, personne ne peut rouvrir Égide, pas même nous.

Comment paie-t-on le premium ?

Sur un service séparé, le portail de recharge, jamais sur ce site : aucune page d'ici ne vous demandera de carte ni de portefeuille. On y achète du crédit premium, par tranches, en Monero ou par carte. Le Monero n'implique aucun intermédiaire ; la carte, elle, fait voir l'opération à votre banque et au prestataire de paiement. Voir l'offre

Que devient mon téléphone quand le premium expire ?

Il reste protégé. Les protections gratuites continuent sans interruption ; seules les options premium cessent de déclencher un effacement.

Que se passe-t-il si je perds mon programme d'effacement ?

Il ne se remplace pas. Il est généré chez vous pendant l'installation, et nous n'en gardons aucune copie. Personne, nous compris, ne peut vous en refaire un pour un téléphone déjà installé.

Le perdre veut dire une seule chose : vous ne pouvez plus déclencher l'effacement à distance de cet appareil précis. Aucun autre. Les protections automatiques du téléphone, elles, continuent de fonctionner normalement.

Pour retrouver un programme d'effacement, il faut aujourd'hui réinstaller entièrement le téléphone. Une fonction est en cours de développement pour générer ce programme directement depuis l'application Égide, sans réinstallation.

Après un effacement, faut-il tout recommencer ?

Dans presque tous les cas, oui : un effacement total réinitialise le téléphone et un effacement ciblé désinstalle Égide au passage. Il faut donc repasser par l'assistant d'installation, qui reste libre et gratuit.

Une exception : si vous avez désactivé l'auto-destruction, c'est-à-dire le fait que Égide se retire lui-même après avoir effacé, un effacement ciblé supprime seulement l'espace secret et Égide reste en place. Ce n'est pas le réglage par défaut.

Le service premium est rattaché à l'appareil et se retrouve après une réinstallation sur le même téléphone.

Pouvez-vous effacer mon téléphone à ma place ?

Non, c'est voulu. Le programme d'effacement à distance est généré dans votre propre navigateur et n'est jamais transmis à nos serveurs. Vous seul·e pouvez déclencher l'effacement : personne ne peut nous contraindre à faire ce dont nous sommes techniquement incapables.

Une fuite de vos serveurs me met-elle en danger ?

Non. Côté enrôlement, nos serveurs ne détiennent que des clés publiques ; côté vitrine, plus rien du tout, pas même une base de données ; côté recharge, un crédit premium désigné par une empreinte obfusquée et dérivée. Aucune identité nulle part. La sécurité de votre appareil repose sur une clé scellée dans son processeur, hors de notre portée.

Est-ce légal ?

La protection de ses propres données est en principe une finalité légitime. Le paiement en Monero n'est pas interdit en soi. L'usage concret doit toutefois respecter la loi, les sanctions, les droits des tiers et les obligations professionnelles. Égide interdit notamment l'installation sans autorisation, la surveillance ou l'effacement sans droit, le fait de nuire à autrui et la destruction de preuves ou de données soumises à conservation.

Que se passe-t-il si votre site disparaît ?

Rien pour votre téléphone. Tout ce qui vous protège s'exécute sur l'appareil lui-même. Le canal de mise à jour est un service Tor distinct, qui ne dépend pas de ce site. La vitrine ne sert qu'à présenter le produit : sa disparition ne désarme rien.

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